Des récits à glacer le sang

Les élèves de la 4ème Bleue

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Illustration : Essaji Amal

LES 3 DINDONS

Allerat Eric

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Nous discutions paisiblement, nous, trois dindons, de la conjecture de la fonction ZĂŞta de Riemann. En cette annĂ©e lĂ , nous essayions de la rĂ©soudre. Moi, le premier dindon, je doute personnellement de la rĂ©elle existence des zĂ©ros non triviaux qui ont pour partie rĂ©elle un demi. Le deuxième dindon, mon frère, essaye de rĂ©soudre l’hypothèse Ă  l’aide de plusieurs calculs sur la matière noire car elle dĂ©signe une catĂ©gorie de matière hypothĂ©tique, contenant notamment les estimations de masse et d’amas de galaxies et les propriĂ©tĂ©s des fluctuations du fond diffus cosmologique. Le troisième dindon, mon autre frère, mange du pain (baguette rustique). Il ne semblait pas se soucier fortement de nous, ni de nos prĂ©occupations. Étrange, car d’habitude, il partageait toujours nos sujets favoris… En tout cas, nous nous dirigions vers l’ouest de l’Allemagne.

Une fois arrivĂ©s en Allemagne, nous nous rendĂ®mes compte que nous nous Ă©tions trompĂ©s de direction. Du moins, c’est ce que j’en dĂ©duisis puisque nous n’Ă©tions pas en Allemagne mais sur le dessin du dossier d’une chaise. Pour nous en sortir, j’ai dit Ă  mes frères dindons que je me rappelais de ce que m’avait dit mon professeur de MaĂ®trise de soi : « Quand tu n’arrives pas Ă  sortir d’une situation extrĂŞme, utilise la technique de penser très fort (la technique est plus puissante si elle est faite Ă  trois) Ă  David Pujadas qui regarde Lost en buvant une soupe Ă  la tomate dans son fauteuil » C’est donc ce que je divulguai Ă  mes frères, et nous nous exĂ©cutâmes.

Nous y pensâmes de tout notre cĹ“ur. Pendant dix minutes l’image de David Pujadas s’imprimait dans notre esprit. Soudain, tout s’Ă©claircit. Nous n’Ă©tions pas que sur le dossier d’une chaise…Nous Ă©tions Ă©galement dans un coin de pièce. Un tableau d’un homme particulièrement laid se situait au-dessus de nous. Une femme, se tenant en face de nous, fixait du regard le tableau hideux. J’en dĂ©duisis que nous ne sortirions pas de ce dossier de chaise. Étrangement, la femme ne bougeait pas d’un zeptomètre. J’entrepris de la regarder, tentant de voir si elle allait me regarder ou faire un quelconque geste. Cela dura une heure, peut ĂŞtre deux. Je fus déçu du rĂ©sultat. Au bout de ce moment intense et riche en Ă©motion, je regardai mes frères, pour cause d’ennui. J’espĂ©rais qu’ils pouvaient me divertir. Mon troisième frère, qui avait terminĂ© son pain, ne se souciait toujours pas de nous. Je rĂ©solus d’aller le voir.

Je lui demandai donc : « Que se passe-t-il ? Que peut-il t’intĂ©resser d’autres que nos prĂ©occupations ? ». Il me rĂ©pondit en levant une main tremblante vers l’extĂ©rieur de la chaise. Je fus apeurĂ© par ce qui se passait devant moi. Je compris tout, d’un coup. Devant la chaise, ce n’Ă©tait pas une femme. Ni un homme. Ni un humain, d’ailleurs. C’Ă©tait une  »chose » avec un corps d’humain, et une tĂŞte de cafard. Il avait dans la main une sorte de badge et il regardait le tableau de l’homme laid tenant le mĂŞme badge. J’espĂ©rais que ce cafard n’allait pas s’asseoir sur moi. Je rĂ©flĂ©chissais. Je rĂ©flĂ©chissais Ă  l’idĂ©e de sortir de cette chaise. Mais c’Ă©tait une idĂ©e irrĂ©aliste. On ne peut pas sortir du dossier d’une chaise quand on est un dessin imprimĂ© sur le dossier et que des collĂ©giens inventent des histoires invraisemblables sur moi et mes frères.

En dernier signe d’espoir avant d’aller faire un tarot avec mon frère, je criai un appel au secours au « cafard » en face. Il ne rĂ©pondit pas. Il se contenta de regarder le tableau. Je ne saurai jamais s’il m’a rĂ©pondu. Je hurlai un cri dĂ©sespĂ©rĂ©. Je fus attirĂ© de force par l’arrière. Au bout de quelques secondes, je perdis connaissance. J’entrouvris les yeux, après quelques temps et me levai en sursaut. Je me rendis compte que je n’Ă©tais plus sur la chaise. Ni dans ce coin de pièce. Mon premier rĂ©flexe fut de chercher mes frères. Ils Ă©taient entièrement nus (j’ignorais pourquoi).

Je ne sais comment, mais la fin de l’histoire m’a fait sortir d’ici. Je rĂ©veillai mes frères, ils s’habillèrent et firent comme moi. « Pourquoi n’est-on plus sur la chaise ? », me demandai-t-il. Je lui expliquai donc ce que je vous ai dit il y a peu. Ils s’évanouirent et je me retrouvai seul, encore. J’entrepris donc d’observer autour de moi et de me situer gĂ©ographiquement. Je fus estomaquĂ© lorsque je compris ou je me situais. J’Ă©tais sur Sandy Island.

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Un jour un homme mangeait les paons crus. Comme il y avait trop de paons qui ont Ă©tĂ© mangĂ©s ils dĂ©cidèrent de tuer l’homme qui avait mangĂ© tous leurs amis. Ils prirent des couteaux, des haches et ils cachèrent chacun dans leur cachette. Quand le tueur sortit, le chef des paons cria « feu » et le tueur mourut sur le coup. Comme le tueur Ă©tait mort les paons devinrent les rois de la ville. Ils avaient fait de tous les habitants des esclaves.

Un jour un esclave, qui se nommait GĂ©rard, avait trouvĂ© une chaise qui Ă©tait tellement belle et brillante qu’il n’avait pas hĂ©sitĂ© Ă  s’asseoir dessus. Et quand il se leva le roi des paons se prosterna devant et il comprit que c’Ă©tait la chaise magique qu’il cherchait depuis des annĂ©es.

Un jour GĂ©rard vit une femme magnifique, il lui avait demandĂ© en rendez-vous et elle dit oui sans problème. Ils dĂ©cidèrent de se marier le jour de la saint Valentin et comme ils n’avaient pas fait Halloween l’annĂ©e dernière il dĂ©cidèrent alors de se dĂ©guiser le jour de leur mariage.
Gérard était en train de se préparer dans sa chambre mais en se préparant il entendit un cri, il alla voir ce qui se passait mais en descendant les escaliers ce jour là tout bascula et en arrivant en bas il vit sa femme et il tomba.

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C’était une fraiche soirée de Décembre. Je regardais à la Télévision ma série préférée, «Dead Chicken». Cette série parlait d’un groupe de paons carnivores qui se baladaient dans une ville et qui dévoraient toutes les personnes qu’ils voyaient. Souvent, j’étais mal à l’aise et superstitieux après avoir regardé cette série, en allant me coucher. Mais ce soir là, non.
Soudain je me rĂ©veillai en pleine nuit. ApeurĂ©, non, effrayĂ©! Devant moi, un paon immense, de plus d’un mètre cinquante, la gueule grande ouverte. Il se jeta sur moi ses crocs aiguisĂ©s et rouges de sang. Je me rĂ©veillai en sursaut. Ce fut le pire cauchemar de toute ma vie. Le paon Ă©tait toujours lĂ , mais brodĂ© sur un siège offert par ma mère. Je me levai donc, calmement, le cĹ“ur encore battant, et j’allais prendre une douche. Je m’habillais quand je me regardai dans le miroir. Je ne comprenais pas, l’homme sur cette vitre, ce n’était pas moi! A la place, un homme Ă  tĂŞte de cafard. Je ne comprenais pas, j’étais terrifiĂ©, non, horrifiĂ©. Je pris une autre gorgĂ©e d’eau de vie pour me calmer, je me frottai les yeux puis, quand je les ouvris Ă  nouveau et regardai le miroir, tout redevint normal. Mais je ne comprenais pas, je croyais sentir encore sa prĂ©sence, Ă  cette chose. Elle Ă©tait lĂ  j’en Ă©tais sĂ»r, prĂŞte Ă  me sauter dessus. C’était comme si elle se tenait derrière moi, accroupie. Je me retournai, et lĂ , au plafond, elle Ă©tait lĂ . Elle se jeta sur moi, ses deux mandibules ouvertes, ses yeux comme dĂ©pourvues d’âme. Je m’écroulai sur le coup, de peur.
A mon réveil, je sentais une force sur mon abdomen, un poids. J’ouvris les yeux et je la vis, elle m’observait encore cette « chose ». Son souffle lent et glacial tombait sur mon visage. Voulant me sortir de là au plus vite, je saisis la bouteille vide et la brisai sur sa face, ce qui la fit trébucher un instant. Puis, dans la seconde suivante, elle sauta par la fenêtre et partit loin dans la rue et disparut dans la brume. Où était-elle? Je n’en savais rien. Cela fait maintenant 20 ans, et je n’en sais pas plus.

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Bouangui CĂ©cilia

ArrivĂ© Ă  Rio De Janeiro, Pitchou a fait un concert d’enfer, tout le monde Ă©tait content, après le concert, le lendemain matin Pitchou n’avait rien Ă  faire, il dĂ©cide donc d’emmener ses enfants Ă  la plage. La famille arrive donc Ă  la plage, Pitchou et Moukeba, son premier fils, dĂ©cident d’aller faire de la planche Ă  voile tandis que sa femme est restĂ©e sur la plage avec son autre fils, Dadou. Pendant ce temps sur la plage dadou s’ennuie et dĂ©cide donc de jouer avec des Ă©toiles de mer quand soudain il se fait mal et a une grosse marque rouge, la femme de Pitchou appelle Pitchou en criant. Pitchou inquiet, se prĂ©cipite avec son fils, et emmène vite dadou aux urgences .Le soir, la famille rentre Ă  la maison qu’ils ont louĂ© pour quelques jours, Dadou est rentrĂ© avec une bande Ă  la main. Il est 21H20 quand la famille dĂ©cide d’aller se coucher. Dans la nuit Ă  23H00 dadou a super mal Ă  sa main et hurle de douleur. Pitchou est mort de peur et dĂ©cide d’aller aux urgences en laissant Moukeba et sa femme Ă  la maison. ArrivĂ© aux urgences le docteur dit que la marque est grave et qu’il faudra peut-ĂŞtre lui amputer la main. Pitchou est mal Ă  l’aise et dĂ©cide de ne pas annoncer ça Ă  sa femme sinon elle va faire une crise cardiaque. Il donne l’autorisation au chirurgien de lui amputer la main. C’est le jour J, Dadou est installĂ© dans la salle d’opĂ©ration. Le chirurgien sort de sa mallette une grosse seringue bien pointue avec une grande scie mĂ©dicale. Le chirurgien commence Ă  opĂ©rer quand, tout Ă  coup, Dadou perd connaissance et ne se rĂ©veille plus car le chirurgien a oubliĂ© de l’endormir et il est dans un Ă©tat critique et risque de mourir d’un instant Ă  l’autre. Pendant ce temps Ă  la maison, Moukeba avait fait une infection alimentaire mais personne ne le savait car il est parti dormir en premier et ensuite il a commencĂ© Ă  avoir mal au ventre bien avant Dadou, mais les parents ne l’ont pas remarquĂ©. Quand soudain Moukeba commence Ă  avoir des visions. Dans ces visions il voit un homme habillĂ© en costard et qui est en train de se transformer en homme cafard. La maman de Moukeba rentre dans sa chambre pour voir s’il est endormi, mais non, il est en train de vomir du sang. Sa mère l’emmène vite aux urgences de Dadou et trois heures plus tard le docteur annonce aux parents que les deux enfants sont morts. Les parents sont anĂ©antis et se mettent Ă  pleurer. Deux semaines plus tard c’est le jour oĂą ils vont enterrer les corps des deux enfants qui Ă©taient âgĂ©s de 9 et 12 ans. Après l’enterrement des enfants de Pitchou, sa carrière s’Ă©croule et il perd toute sa fortune. Son manager ne veut plus de lui et a dĂ©missionnĂ©, sa femme l’a quittĂ© et il est devenu SDF.
Un jour une famille mi-humain mi-cafard, trouve un SDF Ă  la rue et remarquent que c’est Pitchou l’ancien roi de la pop, et dĂ©cident de l’hĂ©berger chez eux pour quelques mois. Pendant ce temps Pitchou se fait aimer par les enfants de la famille. Cette famille l’aide Ă  reconstruire une nouvelle vie sans femme ni enfants, mais une nouvelle vie meilleure, avec plus de promesse.

Les trois petits paons

Brun Camille

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Les trois petits paons sont frères, Gorges l’aîné, César le cadet et Filippo le benjamin. Un jour, ils décident de quitter leur mère et de prendre leur envol. Plus loin, ils trouvent un endroit bien tranquille et prennent possession de l’espace présent. Les années passent, jusqu’au jour où un chat mystérieux vient traîner dans les parages…
« Cet animal semble très grassouillet, poilu, et à une démarche de feignant », dit Gorges. Ses deux frères partent aussitôt parler à mon gros matou qui, voyant les oiseaux se précipiter sur lui, se lèche les babines langoureusement d’avance. César et Filippo, se posent près de mon chat pour discuter un peu. L’animal ayant l’eau à la bouche, les yeux fixés sur eux, ne les écoute pas, mais songe au bon repas qu’ils peuvent faire ! Mon matou se rappelle que je suis à la recherche d’une décoration pour mon nouveau fauteuil et que ces paons feront largement l’affaire pour moi et son estomac.
Comme César et Filippo ne remarquent pas que le chat a très très faim, Gorges décide d’intervenir et de mettre fin à cette discussion dangereuse. Mon gros matou, n’aime pas qu’on lui coupe ainsi l’appétit. Il propose donc aux deux autres frères, de s’éloigner un peu de l’aîné. Tous deux acceptent, et suivent le chat sans trop se poser de questions. L’animal les emmène loin de leur frère qui lui, les observe depuis le ciel devenu gris. Le matou se dirige dans une grande maison, avec de très belles décorations de meubles ! Le chat les fait attendre devant une fenêtre quelques instants pour qu’ils rentrent. L’aîné sentant ses frères en danger, partit les prévenir de faire attention à ce chat malicieux.
Une fois la fenêtre ouverte, le cadet et le benjamin, entrent dans la pièce sinistre et sombre spécialement faite pour le gros matou. Ils s’installent sur un coussin moelleux mis en évidence. Le chat qui n’attendait que ça, se retourne avec un regard sanglant et coupe leurs têtes en un seul coup ! Gorges, qui est devant la fenêtre ouverte, se précipite dans la pièce où il voit ses frères morts sur le coussin. Le chat apparaît, puis bondit avec ses dents et ses griffes, attrape l’oiseau et lui croque aussitôt la tête. Mon matou, m’apporte donc les trois paons. Je me penche vers le chat, prend les paons morts, et les regardent avec enthousiasme car je vais pouvoir finir de décorer mon fauteuil. Je le remercie de cette trouvaille, et lui rend ainsi les bêtes pour satisfaire son énorme appétit.
Une semaine plus tard, mon fauteuil est terminé avec une décoration de paons magnifiques ! Pour enfin l’exposer devant les regards de mes prochains visiteurs, je le place sous un tableau de mon ami peintre. « Ce fauteuil dégage une impression fantastique sous cette peinture flamboyante », me dis-je. Ce tableau me ressemble évidement puisqu’il me représente. Hélas, mon visage ne se trouvait pas sur la peinture. En tant que peintre on ne peut pas représenter un être mi- homme mi- fourmi comme moi. Je suis fière de son travail mais déçu de moi… Je ne sors pas de chez moi et reçoit comme visiteurs des personnes dans mon cas. Nous ne sommes que quatre dans ma ville. Mais cela suffit pour mon grand succès !

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Bruneau Hei-Nui

J’avais deux frères dont l’un cherchait la richesse et l’autre le pouvoir. Moi, je recherchais l’amour. Mais cela Ă©tait impossible car j’Ă©tais moche maigre et peureux, comme tu peux le comprendre j’Ă©tais triste. Les filles de ma ville cherchaient tout le contraire de moi ; un beau homme, fort et courageux. Mes frères allèrent voir la femme aveugle qui Ă©tait rĂ©putĂ©e pour rĂ©aliser n’importe quels vĹ“ux. Ils revenaient tout bizarres, ils avaient les yeux rouges et Ă©taient Ă©nervĂ©s alors que d’habitude ils Ă©taient tout joyeux malgrĂ© notre cas. J’entendais des bruits effrayants. TerrifiĂ© j’allais dans la chambre de mes frères. Ils n’Ă©taient plus lĂ . Je paniquais et m’enfermais dans la chambre. J’entendais un grincement de porte derrière moi, je me retournais et lĂ  deux paons aux yeux rouges sortirent du placard et se dirigeaient vers moi. L’un des paons me mordit et je me transformais en paon. Une fois tous transformĂ©s en paon la femme aveugle apparut et nous enferma en nous tissant sur une chaise et nous jeta Ă  la poubelle avec un rire dĂ©moniaque. Un sans-abri la prit et essaya de la vendre. Un directeur de musĂ©e l’acheta au vieil homme et la mit en exposition. Jour après jour je voyais les clients nous pointer du doigt. Un jeune homme suspect nous observait, il Ă©tait obnubilĂ© par le tableau qui se trouvait au dessus de nous. On ne pouvait pas voir son visage. Il me semblait que son nez fondait, puis après une barbe sur son visage, puis des cheveux. Il prit le visage du personnage du tableau au dessus de nous. Comme s’il vieillissait en Ă  peine deux secondes. Il me semblait que l’objet qu’il tenait dans ses mains rayonnait. EffrayĂ©, je crus ĂŞtre pris par la folie. Et il fit tomber le mystĂ©rieux objet qui se cassa. J’eus l’impression que deux bosses apparurent sur sa tĂŞte qui grossissait de plus en plus et ensuite deux antennes apparurent. Ses yeux devinrent rouges et sa tĂŞte se transforma en cafard. Il se pencha vers nous lentement et se dirigeait la gueule dĂ©jĂ  entrouverte.

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Camara Jeanne

Je l’avais vu dans la forĂŞt enfermĂ©e dans une grosse cage comme si elle avait Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e lĂ  par des chasseurs. Elle Ă©tait si grosse que moi tout seul je ne pouvais pas la prendre.je m’approchais millimètre par millimètre et je vis son gros bec long, il avait une tète de tigre et un corps de paon. Je le pris et le ramena chez moi. Je l’avais posĂ© sur ma chaise qui Ă©tait dĂ©corĂ©e avec des dessins de paon. Je m’asseyais devant lui tous les jours il avançait son bec et l’ouvrait grandement comme si il allait me dĂ©vorer. Pendant que je prenais ma douche, je le vis devant moi, il avançait d’un air Ă©nervĂ©, il ouvrait grandement sa bouche et ses gros yeux devenaient rouges. Soudain la rĂ©alitĂ© me frappa, j’essayais de me raisonner, j’avais la volontĂ© de ne pas avoir peur. Je m’avançais dans ma chambre en passant par le miroir et soudain j’ai cru voir un homme qui avait une tète de scarabĂ©e, je pris peur et je courus dans ma chambre après une longue rĂ©flexion. Je sortis de la chambre et avançai vers l’homme et cet homme couchĂ© lĂ  par terre devant moi Ă©tait le corps dĂ©capitĂ© du père de Priscille…

Une histoire d’infection

Guittard Adam

guittard adam 001 (Copier)Comme d’habitude moi et mes frères paon faisons le spectacle au zoo depuis tant d’annĂ©es .Un jour, le soir, on rentre dans la grange qui nous servait de maison .Il y avait tout pour s’y plaire et mĂŞme je m’endormis .Tout d’un coup je me sentais expulser de mon corps, je m’étais endormis sur la chaise avec le dessin de paon, j’avais sĂ»rement rĂŞvĂ© d’eux. Quand je suis sorti de chez moi le monde paraissait changĂ©, j’étais comme perdu.J’entendais une espèce de grognement qui me faisais penser Ă  un chien mais non, c’était une personne toute maigre avec du sang et de la chaire sur elle comme si un virus Ă©tait passĂ© et une couleur de peau grisâtre, on aurait dit un infectĂ©. L’infectĂ© s’avançait vers moi et j’étais comme paralysĂ©, je ne pouvais plus bouger. Je pris mon courage, je courus vers chez moi, pris ma hache et je lui tranchai la jambe, mais quoi ? J’étais choquĂ©, il Ă©tait encore vivant je ne savais pas quoi faire. Alors je le frappai de partout jusqu’Ă  ce qu’un coup fatal lui soit portĂ© Ă  la tĂŞte.
Je retournai chez moi et je continuai ma vie car j’avais de quoi survivre longtemps. Je reprenais ma vie normale, regardais la télé et prenais mon petit déjeuner … Les jours, les semaines et les mois passèrent et je faisais confiance de moins en moins aux personnes. J’avais déjà tué plusieurs personnes vivantes, plus d’une centaine d’infectés à moi tout seul quand elles s’approchaient de chez moi. Au fil du temps mes provisions s’épuisèrent, et je décidais de faire un tout en ville pour essayer de trouver de la nourriture. Je m’étais équipé, je pris ma fidèle hache, mon couteau et je chargeais mon revolvers. Quand je suis arrivé en ville elle était envahie. Au loin j’aperçus un petit chemin pour passer. Arrivé dans la ruelle il me semblait avoir entendus du bruit mais je ne prêtais pas attention. Quand je me retournai un infecté me sauta dessus. J’eus à peine le temps de sortir mon couteau qu’il m’avait mordu le bras. Le sang coulait comme une fontaine. J’essayais de faire le moins de bruit possible, j’ai enlevé ma ceinture, me la mis autour de mon bras pour me faire un garrot. Je cherchais dans les poubelles et je trouvais de l’eau et de quoi manger. Arrivé chez moi j’entendis du bruit, je sortis mon pistolet et devant moi un enfant, il avait l’air perdu et effrayé, je rangeai mon arme et je lui donnai à boire et à manger. Pendant ce temps là je montais dans ma chambre, pris ma hache et me coupa le bras. Je regardais un ancien tableau de mon père et je pensais à lui et je m’endormis. Plus tard je me réveillai et je me trouvai étrange. Quand je passais devant mon miroir je commençais à m’infecter, mon sang coulait de ma bouche, je ne sentais plus mes bras, comme s’ils tombaient. Qu’est-ce qu’il fallait que je fasse car il y avait le petit en bas et je ne voulais pas lui faire peur. A un moment le petit vint frapper à la porte et je n’arrivais plus à parler à cause du sang dans ma bouche. Je courus fermer la porte pour ne pas le laisser entrer. Quand je repassai devant le miroir c’était pire, je commençais à me transformer en infecté avec leur tête de cafard alors je me plaçai devant le tableau de mon père, sortis mon couteau et sois je tuai l’enfant sois je me tuai…

The walking dindon

Kocak Muhammet Ali

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Dans une journée plutôt paisible, mes frères et moi avons pu voir quelque chose d’immense. Une sorte de vaisseau. On a pu voir quelque chose en sortir. C’était comme des dindons mais d’une laideur incroyable. Ils ont commencé à attaquer la terre. Ils nous imposèrent la « glou dance ». Par malheur j’ai pu voir quelques personnes et mes frères ne pas se plier à cette danse. Ils se sont faits transformés en minuscule graine puis mangés. Plus tard alors que je n’étais qu’un esclave, j’ai pu voir un second vaisseau. Cette fois ci c’étaient des lilliputiens en armure. Ils ont décidé de nous capturer. Alors que j’étais dans leur vaisseau j’ai entendu qu’ils allaient vendre les humains en échange d’un trône. J’ai pu sentir que quelqu’un m’assommait. Je me suis réveillé dans une machine étrange où j’ai pu lire « Criyoginateur 9000 ». J’ai aperçu un homme devant un tableau sans véritablement voir son visage. Puis je l’ai vu, il avait une tête de cafard. J’ai eu très peur. Il m’apprit que c’était mon frère. J’ai commencé à vivre avec lui.

Le Gardien de la Porte

Lafay Tom

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Ils Ă©taient trois. Ils me couraient après et essayaient de mordre. Trois gros dindons. Je courrai pour me sauver. Enfin, je rĂ©ussi Ă  les semer. Je retournai Ă  l’intĂ©rieur en faisant attention de ne pas passer vers ces maudits dindons. Nous Ă©tions allĂ©s dans la ferme de mes grands-parents vers Lyon. Il Ă©tait aux alentours de 15h00 et il faisait chaud. Je rentrai et bus de la limonade. J’allais dans ma chambre quand je vis une porte que je n’avais jamais remarquĂ©e. Je l’ouvris et elle se referma toute seule. Je rĂ©essayai et elle Ă©tait fermĂ©e Ă  clĂ© ! Je me promis de revenir cette nuit. J’allai dans ma chambre et lus. Nous mangeâmes avec mes grands-parents et j’allai me coucher. J’attendis dans mon lit que mes parents et mes grands-parents aillent se coucher puis je sortis de ma chambre sans faire de bruit. ArrivĂ© devant la porte, je crus voir de la lumière par la serrure. J’ouvris la porte. Elle ne se referma pas. J’entrai. Je vis une chaise avec des dindons et un homme brodĂ©s dessus. Je reconnus les oiseaux ; c’Ă©tait les dindons qui m’avaient coursĂ© dans la cour ! Tout-Ă -coup, la broderie se mis Ă  bouger et les dindons en sortirent ! Je courus pour aller dans ma chambre, les dindons me suivaient. J’arrivai dans ma chambre, repris mon souffle et fermai la porte Ă  clĂ©. Je voulu aller dans mon lit mais quand je me retournai, je vis les dindons ! Je criai aussi fort que je le pus. Mes parents arrivèrent :
«- Que se passe-t-il ThĂ©o ? demanda mon père – Les dindons, ils me courent après et essayent de me mordre ! – Quels dindons ? demanda ma mère – Ceux lĂ  !»
Je montrai du doigt derrière moi mais les dindons avaient disparu !
«- Il n’y a rien ! Dis mon père, tu as du faire un mauvais cauchemar – Mais si ! RĂ©pondis-je, ils Ă©taient lĂ  ! – Mais non ! Il n’y a rien. Aller, rendors-toi. Nous allons rester un peu avec toi.»
Le lendemain, quand je me rĂ©veillai, j’allai voir la porte pour vĂ©rifier si elle y Ă©tait toujours. Elle n’y Ă©tait plus… Je descendis pour prendre mon petit dĂ©jeuner. Quand j’eus finis, mes parents me dirent que nous resterions ici pour le week-end. J’en avais marre car je voulais revoir ma perruche qui Ă©tait restĂ©e chez moi donc ma première pensĂ©e fut la suivante :
« @!?#/*§£† ! Je vais encore rester avec ces @!?#/*§£† de dindons !» Bref, de bonne humeur de bon matin… Je retournai dans ma chambre quand je vis la Porte. Je criai :
«- Papa, Papa ! Vient vite ! – Que se passe-t-il ThĂ©o ? – Il y a la porte, les dindons sont Ă  l’intĂ©rieur ! – Encore tes histoires de dindons ! Bref je suis lĂ … – Les dindons, ils sont lĂ  ! Sur le siège ! – Mais ce sont des faux, ils sont brodĂ©s ! – Oui mais hier ils Ă©taient sortis de la broderie, je te le jure ! »
Mon père s’approcha de la broderie, en fixant le mur au dessus de la chaise, lĂ  ou Ă©tait en train d’apparaĂ®tre un tableau… Ce tableau reprĂ©sentait un cafard. Soudain, il y eĂ»t un Ă©clair, la tĂŞte du cafard se retrouva Ă  la place de la tĂŞte de mon père et celle de mon père apparut dans le tableau.
Tout Ă  coup je me rĂ©veillai en sursaut ; des sueurs froides sur tout le corps. C’Ă©tait un cauchemar (heureusement). Je me rendormis tout de suite. Quand je me rĂ©veillai le matin, la porte Ă©tait encore lĂ . J’entrai dedans et une autre porte Ă©tait apparue. Quand je voulus l’ouvrir, elle se referma, je rĂ©essayai et elle Ă©tait fermĂ©e Ă  clĂ©. Je ressortis, allai voir mon père et… il avait une tĂŞte de cafard ! Je n’en crus pas mes yeux. Je me frottai les yeux et il avait retrouvĂ© sa tĂŞte normale… Puis d’un coup, tout devint noir et j’entendis le bip-bip-bip d’un rĂ©veil. Je me rĂ©veillai dans ma chambre. Il indiquait 3h07. Je me souvins que c’Ă©tait mon anniversaire et que j’étais nĂ© Ă  3h07. Mais j’étais sur de n’avoir pas programmĂ© mon rĂ©veil. C’Ă©tait le week-end quand mĂŞme ! J’allai boire dans la cuisine et remontai me coucher. Quand j’arrivai dans ma chambre je vis quelque chose dĂ©passer de mon oreiller. Je le soulevai et je vis un petit paquet avec une plume dessus et un mot Ă  l’intĂ©rieur :
« Bonjours Théo,
je sais que tu ne me connais pas, mais moi je te connais. Rappelle-toi chez tes grands-parents… Je tenais Ă  te souhaiter un joyeux anniversaire pour tes 13 ans car chez nous, c’est l’âge oĂą l’on devient un vrai homme… J’espère que ce cadeau te plaira. Fais-en bon usage.
Ă€ bientĂ´t,
Le Gardien de la Porte »
J’ouvris le paquet et il y avait une petite clĂ© en or, comme la serrure de la porte. Puis je m’Ă©vanouis. Quand je repris conscience, j’étais chez moi, sur le canapĂ©. Je ne sais pas si ce que je vous ai racontĂ© est vrai mais c’est que j’ai vu ou cru voir. Maintenant, j’ai 50 ans et je ne sais rien de plus, Ă  part que mes grands-parents sont morts deux jours après que j’ai dĂ©couvert ou crus dĂ©couvrir la porte et qu’elle n’est plus jamais apparue.